Immobilier
Décryptage

Immobilier : les positions des candidats

par La rédaction - le 06/03/2017

Le point sur les différentes propositions des présidentiables sur les réformes à mettre en place en immobilier.

La pierre est le placement favori des Français. Et le sujet du logement constitue une enjeu stratégique pour les français. Les positionnements des différents candidats à la présidentielle sont donc toujours analysés avec intérêt.

Encadrer ou fluidifier le marché immobilier ?

Pour dynamiser les transactions, Marine Le Pen propose d’abaisser de 10 % les droits de mutations et faciliter l’accès à la propriété en préservant et amplifiant les prêts aidés.

François Fillon propose également de les réduire. Il plaide également pour une reforme des plus-values immobilières, avec un retour à l’exonération d’impôt après 15 ans de détention contre 22 ans actuellement. Sur l’épineuse question de l’encadrement des loyers, François Fillon se dit hostile à cette mesure mise en place et progressivement étendue par le gouvernement actuel. Il compte donc supprimer ce dispositif.

Jean-Luc Mélenchon souhaite au contraire amplifier ce dispositif en l’étendant sur le territoire et en le renforçant avec un objectif, de réduction de 20 % des loyers médians. Un dispositif de garantie universel serait mis en place pour sécuriser les bailleurs. Il propose en outre d’encadrer les prix des transactions immobilières afin de lutter contre la spéculation immobilière.

Benoît Hamon envisage également d’étendre le mécanisme de plafonnement des loyers à 13 métropoles françaises qui constituent les zones les plus tendues.

Si Emmanuel Macron a émis quelques réserves concernant l’encadrement des loyers, il n’envisage pas de supprimer ce dispositif dans l’immédiat mais souhaite tout d’abord « évaluer cette mesure ».

Un droit au logement ?

François Fillon envisage de réduire le plafond des ressources permettant l’accès aux logements sociaux.

Emmanuel Macron veut instaurer plus de transparence dans le logement social. Un vœu partagé par Marine Le Pen. En matière de construction de logements sociaux, Emmanuel Macron entend cibler les zones tendues : région Ile-de-France et PACA.

Il propose également la construction de 80.000 logements destinés aux étudiants et aux jeunes actifs.

Jean-Luc Mélenchon propose d’inscrire la notion de droit au logement dans la constitution, ce qui permettrait d’interdire aux bailleurs d’expulser leurs locataires. Afin d’augmenter le pourcentage de construction de logements sociaux, il propose de renforcer la loi SRU. Les communes qui ne respecteraient pas l’objectif de 25% de logements sociaux sur leurs territoires devraient voire leurs amendes augmenter. Il se fixe un objectif annuel de 200.000 nouveaux logements sociaux par an qui devrait lui permettre de mettre en place « une sécurité sociale du logement ».

Benoît Hamon souhaite construire 150.000 logements sociaux par et doubler les taxes sur les logements et bureaux vacants.

Enfin, Emmanuel Macron propose la création d’un bail alternatif « le bail mobilité », réservé aux publics les plus précaires, qui peinent à trouver un logement. Ce bail d’une durée d’un an, moins protecteur pour le locataire, serait encadré et réservé aux zones tendues.

Doper l’effort de construction

Pas d’objectif national pour Emmanuel Macron, qui préfère se focaliser sur les zones les plus tendues : Paris, Aix-Marseille, Toulouse. Il souhaite accélérer les programmes de rénovation urbaines avec un programme de 10 milliards d’euros à la clé.

Très réservé sur le dispositif Pinel de soutien à l’investissement neuf, qu’il considère « budgetivore », Benoît Hamon veut en évaluer l’efficacité. Il souhaite a minima le réserver aux zones les plus tendues. Il entend consacrer un effort très important à la construction avec un objectif de 500 .000 logements nouveaux par an dont 15.000 logements sociaux avec une aide de 1 milliard d’euros par an. Marine Le Pen envisage de reconduire le dispositif Pinel, « une nécessité face à l’effondrement de l’offre locative ».

 

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